CONTACT

Aéro-Club Union Aéronautique Cambrésis

 

74 Grand Rue,

59400 Niergnies

Tel: 03.27.81.26.56

 

Mail: aeroclub.cambrai@free.fr

 

           Rejoignez-nous sur :

  • Wix Facebook page
  • Instagram Social Icon
  • Flickr App Icon

Nos Partenaires :

© 2018 Aeroclub Louis Blériot. Webmaster LALLEMAND Geoffrey

Le terrain de l'Union Aéronautique du Cambrésis à connu depuis le début de sa création, divers tournants dans son histoire, en passant par la seconde guerre mondiale et la guerre froide, l'aéro-club à survécu et peut être fier de ce qu'il est devenu aujourd'hui.

Avant la grande guerre, il n’existait pas à proprement parler de terrain d’aviation dans le Cambrésis, encore moins si l’on pense à la représentation actuelle de ce genre d’installation. Bien entendu, des avions vinrent se poser dans notre région, dès 1908 avec Blériot parfois au commande, mais un simple champ à peu près droit et plat suffisait à poser un aéroplane tant bien que mal.

L’apparition du premier véritable champ d’aviation se fit en 1916 à Bévillers et c’est une escadrille allemande qui l’occupa avec deux chefs prestigieux : Boelcke et le Baron Rouge Manfred Von Richthofen. Quelques petits terrains de dégagement seront également créés, Boistrancourt, Quiévy. Mais après la guerre, ces endroits retournent à la culture et il faudra attendre 1932 pour voir se dessiner ce qui sera sans doute un aérodrome.

L’UAC tout nouvellement créée faisait voler ses avions à Douai La Brayelle, faute de terrain adéquat. En ce début 1932, les pionniers de notre Club découvrent une immense pelouse plate près du village de Niergnies, admirablement située et dégagée de tout obstacle et merveilleusement proche de Cambrai. C’est donc là que va être créé le premier véritable terrain d’aviation du Cambrésis à l’attitude de 110 mètres, l’attitude 50°08 Nord et longitude 03°16 Est. Il faudra attendre 1935, beaucoup de labeurs, de sueur et de volonté pour voir l’inauguration officielle de cet aérodrome et de ses installations.

 

C’est le début de l’école de l’UAC, transmettre son savoir, partager la joie d’évoluer dans la 3ème dimension (l’altitude) était, et est toujours le but de tous les pilotes. C’est également le démarrage de la construction amateur.

1936 : Création d’une escale officielle de la ligne postale « Air-Bleu, ancêtre de l’aéropostale.

 

1939 : Pratiquement tous les pilotes de l’UAC sont partis en escadrille, qui dans la chasse, qui dans la reconnaissance ou le bombardement, les autres ne vont pas tarder à les rejoindre. C’est la guerre et donc exit l’aviation civile, les militaires prennent possession du terrain en août avec l’arrivée des « Morane 406 ».

1940 : La guerre Eclair, les croix noires chassent les cocardes tricolores ! Les Allemands occupent l’aérodrome de Niergnies avec les « Dornier ».

 

Dès la fin 40, les occupants Allemands entreprennent d’énormes travaux autant à Niergnies qu’à Epinoy, qui sera donc maintenant le 2ème terrain d’aviation du Cambrésis, en attendant de devenir  le principal.

 

 

1944 : La Luftwaffe occupe toujours nos aérodromes de Cambrai, mais d’une façon moins importante, la guerre aérienne principale est ailleurs, déjà au-dessus de l’Allemagne ! Les alliés écrasent Cambrai, nœud ferroviaire important sous les bombes et également le terrain de Niergnies.

 

 Fin 44, une page est tournée, les aviateurs américains se posent à Niergnies avec les « Marauder » et les « P47 », tandis qu’un peu plus tard les « Mosquito VI » du 138 ème Wing atterrissent à Epinoy. Le Maréchal Montgomery se posera également à Niergnies en Octobre 44.

 

 

Les installations en 1963 avec la piste 15/33 rallongée aux normes OTAN et les marguerites (zones de stationnement en bordure de piste).

En 1950, en conséquence de la menace de Guerre froide entre les États-Unis et l'Union soviétique, la base aérienne de Cambrai-Niergnies est cédée par le Ministère de l'Air français à l'armée de l'air des États-Unis, pour répondre à son engagement auprès de l'OTAN d'établir une base aérienne moderne sur ce site. Il fut décidé d'utiliser Cambrai-Niergnies comme aérodrome de repli d'urgence, consistant en une installation minimale comprenant une piste et des équipements de base destinés à toutes les forces aériennes de l'OTAN pour y disperser leurs appareils en cas de conflit.

1970 : C’est l’été et la dernière occupation complète du terrain de Niergnies par la 12ème escadre de chasse avec ses appareils de l’époque, les « Super Mystère B2 » 

Après la fermeture de la base de l'OTAN, une petite partie fut convertie en aérodrome civil. Une section d'un peu moins de 1 000 mètres de la piste secondaire 08/26 fut conservée comme piste principale de l'aérodrome. Une courte piste en herbe, parallèle à la piste principale, a été construite pour les planeurs. Une voie de circulation asphaltée relie la piste à une petite aire de stationnement utilisée par l'aviation légère.

 

Les aménagements réalisés par l'OTAN se détériorent après des années d'abandon. L'aérodrome est un témoin de l'époque de la Guerre froide, base aérienne entièrement équipée et jamais utilisée.